Le Porteur d’Ombre glisse à minuit,
cendre de lune sur ses pas.
Il cueille mes rêves effilochés,
les plie dans un souffle de verre.
Ses doigts de fumée écrivent
mon nom à l’envers sur le miroir—
j’oublie le jour, je garde le noir.
Dans ses yeux sans fond
je vois l’aube se noyer,
et je danse, et je danse,
jusqu’à ce que l’ombre me porte.