Micmacs à la gare, les rails fument nos adieux,
sacs de rêves éventrés, les mots coulent sur les yeux.
Dans le bruit des départs je compte tes pas de velours,
ton nom s’égrène en gouttes sur le quai qui s’endort.
On a planté des couteaux entre les dents de l’horloge,
fait tourner en déraille nos c?urs de petite étoffe.
Mais le vent des machines ramène toujours ta voix,
micmacs à la gare, l’amour part en dérision.