Si tu vois ma mère, dis-lui que je danse
sous les lumières qui pleurent de bronze.
Le saxophone berce mes semelles,
le temps s’effiloche en notes de velours.
Dans la fumée je cherche ses mains,
le parfum d’herbe de ses dimanches.
Dis-lui qu’au loin les docks s’endorment
en murmurant ses vieilles chansons.
Si tu vois ma mère, serre-la fort,
porte mes valses à son front,
qu’elle sache qu’en chaque accord
je reviens, jamais vraiment parti.