Si tu vois ma mère, dis-lui que j’ai gardé
le bout de son rire dans ma poche comme un fétiche;
dis-lui que le ciel de la Nouvelle-Orléans pleure des notes bleues
quand mon soprano cherche ses mains sur le cuivre du temps.
Dis-lui qu’à minuit la rivière se fait miroir
et j’y danse seul avec mon ombre, la tête pleine de ses valses.
Si tu vois ma mère, serre-lui le c?ur contre toi,
dis-lui que son nom est une chanson qui ne finit jamais.